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Prologue
: la lettre
Harry
s’installa à la table de son bureau pestant une fois de plus contre les membres
de l’ordre du poulet… Du phénix !
Tu parles
!
Bref, ils
leur envoyaient une lettre dès qu’il faisait un cauchemar. Est-ce que les
membres lui écrivaient en retour ? Bien sûr que non. Pourquoi se casseraient
ils le derrière à lui dire ce qui se passait ou si ça les aidait.
Au final,
Harry ne leur avait plus écrit depuis une semaine et personne n’était passé.
L’oncle Vernon était plus imbuvable que jamais et Harry commençait vaguement à
comprendre Voldemort. Foutus moldus qui se croyaient plus malins qu’eux !
Ca
faisait quelques jours qu’il remarquait des changements mineurs dans son
apparence : d’abord ses cheveux qui avaient commencés à pousser et à
s’éclaircir, ses yeux aussi qui devenaient moins vert pour prendre une teinte
encore inconnue mais bizarre. C’était sûr. Ses pupilles s’allongeaient doucement
et sa vue s’était grandement améliorée. Ca n’était évidemment pas grand chose
mais il n’empêchait que tout cela lui foutait une certaine trouille.
Ce soir
il aurait 16 ans ! Oh joie, il était encore en vie !
Youpiiiii
!
Il lança
un regard torve à sa chère Hedwige, son fidèle rapace qui tentait en vain de
ronger les barreaux de sa cage. Il prit un de ses livres de cours et entreprit
de le relire une fois encore ! Ca ne faisait que la treizième fois après tout…
L’inactivité commençait sincèrement à le peser. Hermione était quelque part à
l’autre bout de la planète, Ron devait être avec Charly en Roumanie et il
n’avait aucune nouvelle des jumeaux. Même du coté de Remus, c’était silence
radio. Et il ne fallait pas s’attendre à ce que les morts aient le téléphone.
Il soupira et sa tête heurta le bord de son bureau bien que ses cheveux aient
amortis le choc. Ca aussi tient ça le dérangeait. Sa tante avait tenté de les
lui couper mais les ciseaux s’étaient cassés. Une nouvelle bizarrerie sans
doute ! Après le fourchelangue, des cheveux incassables.
Il se
souvint momentanément que les cheveux de Superman aussi étaient impossibles à
couper et se demanda si lui aussi venait de la planète Krypton. Y a pas à dire,
quand on est seul, qu’est-ce qu’on se fait chier ! Dudley avait grossi d’au
moins vingt kilos ce qui l’avait fait passer du stade baleineaux à celui
d’éléphant adulte !
Et ce con
en était fier !
Notez
qu’à coté de lui, il avait l’air d’un asticot. Son corps n’étant pas vraiment
très gros à la base, il était devenu encore plus bizarre récemment. Préférant
ne pas s’attarder sur le sujet, il entendit la voix délicate et cristalline de
son oncle.
« POTTER
! Y A DU COURRIER POUR TOI ! »
Poussant
un soupira à fendre l’âme, il ouvrit la porte et descendit les escaliers. La
lettre venait d’un grand cabinet Londonien. Il haussa un sourcil. Qu’est-ce
qu’il avait encore fait ?
« Cher
monsieur Potter,
Cette
lettre nous a été remise il y a quinze ans par votre mère. Elle souhaitait que
nous vous la remettions le jour de votre seizième anniversaire.
Cordialement
Cabinet
Abbott et Crupson »
Harry
chiffonna le bout de papier et le jeta dans la poubelle près de son bureau. Il
tint la lettre jaunie contre son cœur durant quelques instants. Sa mère lui
avait écrit une lettre. Merlin seul savait pourquoi encore ! Prenant une grande
inspiration, il décacheta l’enveloppe et se figea. La lettre ne lui était pas
destinée mais à une certaine Ange. Voilà qui était vraiment déconcertant !
« Mon
Ange, mon cœur, mon bébé.
Je sais
que cette lettre te choquera. Pourtant, Ange est bien ton nom et il est grand
temps que tu saches la vérité. La vérité sur cette femme défaite et soumise qui
a été ta mère. Je vais commencer cette histoire quand j’avais 13 ans. J’étais à
Serpentard comme l’avait été ton père. J’avais du mal à comprendre comment
étant fille de moldue j’avais pu aller dans cette maison qui n’accueillait que
les sangs purs ! J’ai donc mené ma petite enquête et j’ai concocté avec Severus
une potion spéciale. La potion de génétique. Elle est faite à base de sang mais
je passerais le reste des explications.
A 13 ans,
j’ai découvert que je n’étais pas du tout une fille de moldue mais une
véritable sang pur à demi humaine. Mes parents étaient morts tous les deux de
la main de Dumbledore. Mon père s’appelait Alphonse Grindewald et ma mère
Eloin, Reine des elfes sylvestre. Ma survie risquait de compromettre les
formidables plans du directeur alors il a tenté de me tuer également mais une
suivante de ma mère m’a amenée jusque dans un village moldu et m’a laissé sur
le pas d’une porte. Les Evans n’ont jamais rien dit à Pétunia donc elle ne sait
rien.
Depuis ce
jour, je n’avais plus qu’une obsession, me venger de Dumbledore. De cet homme
qui avait ruiné ma vie et qui continuerait probablement. Je me suis rapidement
liée d’amitié avec Lucius, Narcissa, Severus et étrangement Sirius et Remus.
Ils étaient tous les deux à Gryffondor et étaient amis avec Potter mais ils
étaient vraiment sympas.
Quand
j’ai eu 17 ans, Voldemort commençait à recruter à l’école alors Lucius m’a
emmenée avec lui un soir et il nous a présenté. Ca ne servait à rien de mentir
alors je lui ai dit qui j’étais réellement. Je l’ai surpris, il m’a charmée, je
l’ai aimé. Malheureusement, Albus a finit par découvrir qui j’étais vraiment et
il a commencé à menacer ma vie ou celle de mon peuple. Les elfes sont
pacifiques mais vulnérables dans un monde où la magie disparaissait petit à
petit. Il m’a forcé à épouser James. Nous nous haïssions copieusement mais on a
fait avec. J’ai donné naissance à un fils, Harry James Potter. Le portrait de
son père ! Ce n’était qu’un enfant mais je ne parvenais pas à l’aimer comme mon
fils. Il était tellement… commun et humain surtout.
Lucius et
Severus m’ont fait part d’un projet que Voldemort voulait mettre au point et je
me suis enfuie avec Harry. Après tout, il pourrait peut être me servir !
Voldemort m’a accueillie les bras ouvert et m’a fait part de son projet. Il
voulait un enfant mais pas n’importe quel enfant. Il le voulait puissant,
immortel et indestructible. D’après lui, en combinant plusieurs sangs en même
temps, des sangs bien précis, il y arriverait. Il avait commencé quelques année
auparavant a faire des recherches sur les descendant génétiques des fondateurs.
C’est ainsi que l’on avait découvert que James était celui de Gryffondor,
Voldemort celui de Serpentard, Franck Longdubat, celui de Poufsouffle et moi
celle de Serdaigle par mon père et Merlin par ma mère. Les vampires et les
elfes noirs étaient sous ses ordres et il est parvenu à se procurer
illégalement probablement du sang d’ange et de licorne. Il lui a fallu beaucoup
d’heure de travail pour obtenir le mélange parfait et il a voulu le tester sur
moi.
C’est la
dernière fois que lui et moi avons fait l’amour. Un mois plus tard, j’étais
enceinte. Il m’a fait boire la potion et nous avons attendu. Albus avait eu
vent du projet et craignait le pire ! C’était une véritable arme de destruction
massive qu’il aurait sur les bras. Cependant, au fil des mois où mon ventre
s’arrondissait, Voldemort devenait de plus en plus paternel. Il avait aménagé
une chambre pour son héritier, devenait même carrément gâteaux !
Le jour
de ta naissance, la magie a complètement disparue et Albus a vraiment eu peur.
Puis, quand ta tête est sortie et que tu as poussé ton premier cri, toutes les
fenêtres du manoir ont explosées. Le lendemain, Albus attaquait le manoir en
force. Je savais ce qu’il te ferait alors j’ai fais ce que je croyais nécessaire.
J’ai inter changé les bébés. Harry est devenu Ange et a été exécuté par le
ministère et Ange est devenue Harry. Albus m’a envoyé un oubliette mais c’était
mal connaître les elfes. Cependant, j’ai joué le jeu feintant mes sourires et
me nourrissant de tes babillements et tes sourires.
Je sais
qu’une prophétie a été faite, je n’en connais pas le contenu mais je sais que
Harry en était l’acteur principal. Si je dois mourir, je mourrais en souriant
et me disant que ce vieux fou a bien mérité ce qui lui est arrivé !
Je ne
sais pas ce que tu feras ma chérie en voyant cette lettre. Tout ce que je sais
c’est que si tu te trouves chez Pétunia comme je suis sure que Dumbledore t’y
aura placée, pars de là, tu n’es pas en sécurité. Le 1 août, c’est ton
anniversaire et le charme que j’avais placé sur toi disparaîtra laissant place
à celle que tu aurais du être depuis le début. A toi de décider quel sera ton
camp. Celui du vieux fou qui a fait de notre vie à tous les 3 un enfer ou bien
dans celui de ton père qui t’aimait tellement qu’il a momentanément brisé son
image de monstre sanguinaire. Fais toi ta propre opinion sur lui ! Pas besoin
d’écouter les inepties des autres.
Quoiqu’il
en soit, je t’aimerais toujours ma chérie. Tu as été mon rayon de soleil, mon
tout ! J’espère que tu vivras une vie heureuse avec ton père ! Une meilleure
vie que moi en tous les cas.
Je t’aime
mon ange
Ta mère
Lily Anne
Evans.”
Harry
regarda la lettre, stupéfié. Ses neurones travaillaient à 100 à l’heure. Il
avait donc le choix entre vivre une vie courte remplie de mensonge avec des
personnes qui l’utilisaient et le méprisaient, ou bien vivre une vie courte
avec son père qui lui l’adorait et dans un monde ou il serait craint. Le choix
était très difficile.
Un sourire
sadique et meurtrier apparut sur ses lèvres. Albus allait supplier de ne jamais
avoir tué Grindewald ! Oh oui ! Le jeu pouvait commencer et ça allait être
sanglant ! Il leur ferait payer à ces traîtres ! Et il s’en délectait à
l’avance ! Les prochains mois seraient intéressants ! |